Comment préparer un trail de 25 kilomètres ?

 comment préparer un trail de 25km

Enfiler ses chaussures et courir ? Bien que rudimentaire, la pratique d’un trail n’est pas aussi minimaliste, surtout lorsque l’on accroche un dossard. Alors comment bien se préparer avant de courir un trail allant de 20 à 30 kilomètres ?

Prêt à gravir les sommets

Un trail est singulier. Ils se comptent par milliers dans le monde mais aucun ne se ressemble vraiment. Aux dénivelés les plus importants, aux différents chemins empruntés, aux longueurs des courses, pas un seul trail n’est fait comme les autres. Il est donc plutôt compliqué de suivre un plan d’entraînement général pour un trail de 25 kilomètres. Considéré comme moyen par sa longueur, il peut aussi s’avérer être un trail compliqué à cause de son parcours et son dénivelé montant. En vous entraînant pour ce fameux trail dont vous seul connaissez les principales caractéristiques, gardez-bien en tête les conseils énoncés ci-dessous s’il s’agit d’un trail plutôt plat ou au fort dénivelé.

Votre alimentation sera prépondérante au moment de la course. Celle-ci est réussie lorsqu’elle vous apporte les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de votre organisme sous l’effort, sans qu’aucune gêne ne vienne altérer votre course. Pour éviter les éventuels problèmes gastriques, pensez à vous mettre plusieurs fois en condition de course à l’entraînement. Profitez de la planification d’un entraînement long pour le glisser à la même heure que le départ de votre future course et mangez en conséquence avant. Durant la séance, ingérez et testez les produits (gels, barres) que vous souhaitez afin de voir si votre corps les supporte et les élimine correctement.

Quelles séances privilégier ?

Pour habituer vos muscles à une activité non-monotone que représente le trail running, il faudra enchaîner différentes séances d’entraînement pour préparer à la fois la résistance, l’endurance mais également la puissance, parfois nécessaire au moment de franchir certains obstacles et lorsque le dénivelé devient très important.

Ainsi, les séances en côte, celles de fartlek et les sorties longues devront rythmer vos futurs entraînements.

À raison de trois voire quatre séances d’entraînements par semaine, une préparation en amont de dix semaines semble cohérente pour une telle distance.

Grâce aux longues séances de montées et aux courtes séances de côtes, vous emmagasinerez du dénivelé et de la puissance. Plus cette habitude sera intégrée par votre corps et vos muscles, moins l’enchaînement de montées ne sera compliqué lors du jour J. L’idée est la même pour les longues sorties qui feront progressivement descendre votre rythme cardiaque au repos et à l’effort et permettront à votre endurance de progresser. L’oxygénation de vos muscles est prépondérante dans un trail de 25 kilomètres car sur une si courte distance, le coup de fringale est interdit sous peine d’une lourde perte de temps.

Enfin, le fartlek que l’on peut traduire par « jeu d’allure » devra être effectué sur des sentiers se rapprochant au maximum de ceux de la course car avec ses variations de rythme et la succession de montées et descentes, il s’agit de la session d’entraînement qui s’approchera le plus de l’échéance.

Il existe des coefficients dans le monde du trail définissant la dureté d’un trail. Un trail allant de 20 à 35 kilomètres est classé coefficient 5 quand un trail dépassant les 120 kilomètres est lui, coefficient 10. Afin de transposer l’un de vos plans d’entraînement pour une course plus classique sur le plat à votre entraînement trail, vous pouvez effectuer ce calcul :

Distance calculée sur le plat = (coeff de l’épreuve x dénivelé positif de l’épreuve) + distance de l’épreuve. Ainsi, vous pourrez suivre un entraînement dont vous avez l’habitude, tout en adaptant les durées et distances.