Que faut-il manger avant un trail ?

Que faut-il manger avant un trail

Afin de ressentir de bonnes sensations lors d’un trail, l’entraînement et la préparation sont importantes. Mais quelques heures avant la course, l’alimentation sera elle, primordiale. Alors que faut-il manger avant un trail ?

De l’huile dans le moteur, des nutriments dans le corps

Globalement, les courses de trail running débutent tôt le matin afin de faire face aux conditions climatiques ardues et aux durées parfois importantes des épreuves. Seules les plus grandes courses du monde débutent en fin d’après-midi voire début de soirée. Si vous venez un jour à vous aligner sur la diagonale des fous ou l’UTMB, il est fort probable que votre alimentation pour la course soit parfaitement millimétrée et que nos conseils soient quelques peu redondants pour vous… Nous partirons donc du principe que la course pour laquelle vous vous préparez, part au lever du soleil.

La veille, moment crucial

L’idée est de commencer à faire attention à ce que vous allez ingérer plusieurs jours avant le départ de la course. Le but étant d’éviter tout trouble digestif, de faire un stock massif de glycogène (la molécule qui stocke l’énergie dans le corps) et d’anticiper les pertes que votre corps va subir durant la course. Pour cela, il est important d’éviter les aliments peu digestes et de faire attention à la consommation de légumes crus qui pourraient vous apporter un inconfort au niveau digestif et qui ont tendance à fermenter. Dans le cas contraire, la consommation de féculents s’annonce importante, notamment pour apporter un stock important de protéines et de minéraux. Et surtout, pensez à beaucoup vous hydrater, grâce à des eaux type Saint-Yorre ou Rozana qui contiennent beaucoup de sels minéraux. Ces mêmes sels que vous allez naturellement perdre en masse lors de la course.

Le dernier repas peut être composé d’une viande blanche sans graisse et de pâtes complètes. Attention toutefois à ne pas trop faire cuire les pâtes, elles seraient ingérées en sucres rapides et non en sucres lents, ce qui serait un problème important au moment de chercher le sommeil. Un fruit cuit ou une compote pourra faire office de dessert avant de filer au lit !

Au petit matin

À 3h-4h du départ, vous devrez ingérer votre repas. Pas plus tard sous peine de retard à l’allumage et de problèmes intestinaux. Une fois de plus, le trail se classe dans la catégorie des sports d’endurance lorsque le petit-déjeuner intervient. Il est donc important d’éviter au maximum les fibres tout en faisant le mix entre un apport de nutriments, de glucides et de protéines. Des œufs, du pain de campagne, une goutte de miel, une compote et le tour est joué. Côté boisson chaude, un thé pas trop infusé sera parfait. Veillez toutefois à bien tester votre repas type avant un entraînement, sous peine de mauvaise surprise.

Pendant la course

Durant l’ensemble de la course, vous allez perdre énormément de sels minéraux et de nutriments, il faudra donc absolument hydrater le corps de manière fréquente. En petite quantité, assez souvent afin de prévenir une éventuelle déshydratation. L’apport progressif de glucides devra également se faire afin de faire face à l’hypoglycémie, chute redoutée par tous les fondeurs, cyclistes et autres coureurs. Côté aliments, les fruits secs et pains d’épices souvent présents sur les ravitaillements seront bénéfiques pour y faire face. L’utilisation de gels et barres énergétiques est aussi pratique que bénéfique. Cependant et il s’agit là de notre dernier conseil : n’essayez pas une marque que vous ne connaissez pas. Testez vous-même la marque et le goût de votre choix à l’entraînement pour voir si vous supportez ou non le goût, la texture et surtout, la digestion. Il ne faut absolument pas prendre le risque de découvrir une nouvelle marque durant la course, les conséquences digestives pourraient être désastreuses…